Tiktok, Snapchat, Instragram, Nouvel El Dorado Des Dealers De Drogues

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Les trafiquants de drogue utilisent les RS pour vendre leurs produits
Aux États-Unis, le nombre de décès chez les adolescents et les jeunes adultes lié à la consommation de fentanyl inquiète les autorités. Plus encore, c’est la façon dont les consommateurs se fournissent qui intrigue. Les vendeurs utilisent les réseaux sociaux tels que TikTok, Snapchat ou Instagram pour faire leur publicité et utilisent des messages codés à base d’emojis pour indiquer quelle drogue est disponible.

Aux États-Unis, le nombre de décès lié à la consommation de fentanyl, un puissant analgésique opioïde, est en forte augmentation. Initialement, ce médicament est utilisé comme sédatif pour traiter les douleurs sévères, mais il a été détourné de son utilisation médicale pour ses capacités euphorisantes. D’après un rapport publié par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention) le 11 mai dernier, rien qu’en 2011, 108.000 Américains sont décédés après avoir consommé du fentanyl.

Les vendeurs parviennent à vendre cette drogue illégale en la faisant passer pour des médicaments contre l’anxiété, à l’instar du Xanax. En effet, le fentanyl ayant la forme d’une poudre blanche, elle peut facilement être mélangée et compactée dans des cachets qui passent inaperçus.

Commander par emojis
Selon le New York Times, les vendeurs de fentanyl utilisent beaucoup les réseaux sociaux comme TikTok, Snapchat ou Instagram pour vendre leur marchandise au nez et à la barbe des autorités américaines.

En décembre dernier, Kade Webb, un jeune homme de 20 ans, est décédé après avoir consommé du fentanyl. En fouillant son téléphone, la police a découvert qu’il avait acheté du Percocet, un autre médicament analgésique, via un revendeur sur Snapchat. Il s’avère que ce médicament était coupé avec une dose mortelle de fentanyl. Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, cette méthode de vente et d’achat serait très courante auprès des adolescents et des jeunes adultes.

Évidemment, les vendeurs n’affichent pas clairement qu’ils vendent de la drogue, sinon ils se feraient bannir par les modérateurs qui pourraient alors alerter les forces de l’ordre. À la place, ils utilisent des emojis pour signifier quel type de drogue est disponible. Une fois contactés par leurs potentiels clients, ils suppriment leur annonce et passent par les applications de messagerie cryptée.