Mor Ngom sur la mort de Fallou Sène : «Cela ne doit pas nous faire perdre la raison»
Société

Mor Ngom sur la mort de Fallou Sène : «Cela ne doit pas nous faire perdre la raison»

Mor Ngom, ministre conseiller spécial du Président de la République, Macky Sall, estime que la mort de l’étudiant Fallou Sène, suite aux affrontements entre les forces de l’ordre et des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, «ne doit pas faire perdre la raison aux étudiants». Face à cette situation et soutenant que toutes les responsabilités seront situées, il a invité les uns et les autres à la paix et à la vigilance.

«La seule chose que je peux dire aujourd’hui, c’est qu’il y a problème. Parce que, quand il y a mort d’homme, nous tous, ce que nous devons faire c’est d’abord nous incliner à la mémoire du disparu. Que le tout puissant puisse accueillir au Paradis feu Mohamed Fallou Sène», a noté le ministre qui réagissait sur les ondes de la Rfm.

Il ajoute : «maintenant, si vous me permettez, je vais en profiter pour faire un appel. Un appel à l’ensemble de la classe estudiantine. Parce que, nous tous avons été étudiants. Moi-même qui vous parle, j’ai été dirigeant de grève et mes camarades qui m’écoutent le savent. Mais ce qui est en train de se passer aujourd’hui, peut-être certains vont se dire que oui il a changé de position, c’est pourquoi il tient un tel discours. Ce n’est pas ça. C’est parce que nous devons aujourd’hui nous remettent tous en question et se dire où est-ce que nous allons ? C’est la réalité, il y a une charge émotionnelle qui traverse l’ensemble du pays aujourd’hui parce qu’il y a eu mort d’homme. Et cela ne doit pas nous faire perdre la raison. C’est pourquoi, j’invite les étudiants, j’invite tous ceux qui, dans ce pays ont droit à la parole, à la paix et à la sérénité. Parce que, j’ai l’habitude de le dire, ce pays est un et indivisible. Nous sommes tous Sénégalais. Il y a des fautes. Le chef de l’Etat, Macky Sall, devra prendre ses responsabilités pour situer les fautes. C’est la raison pour laquelle, il a demandé à ce qu’une enquête soit ouverte et que les responsabilités situées, des sanctions seront prises».

Par ailleurs, Mor Ngom, après avoir reconnu que l’Etat a une part de responsabilité dans cette situation, estime que «l’erreur est humaine». «Oui, nous ne pouvons pas ne pas reconnaitre nos responsabilités parce que, aujourd’hui Dieu a fait que nous avons les reines du pouvoir. Cela veut dire que c’est avec beaucoup d’humilité que nous devons avancer dans nos décisions. Mais l’erreur, elle est humaine».

«Gouverner, c’est prévoir»

De l’avis du ministre conseiller spécial de Macky, l’Etat ne doit pas attendre que les étudiants réclament leur bourse pour réagir car, pour lui, «gouverner, c’est prévoir». «Je suis tout à fait d’accord. Parce que, vous savez, ce n’est pas simplement qu’on doit attendre qu’il ait mouvement, qu’il ait mort d’homme, pour régler le problème des étudiants. Gouverner, c’est prévoir. Et le problème qui s’est posé, je ne peux pas peut-être aller dans les détails parce que je ne suis ni le ministre des finances encore moins le ministre de l’enseignement supérieur. C’est la raison pour laquelle une enquête sera ouverte pour situer toutes les responsabilités, où qu’elles soient. Et je suis sûr et certain que des mesures seront prises. Mais avant de terminer, j’en appelle à la sagesse, à la vigilance. Parce que, quand de telles occasions se présentent, l’essentiel est que nous comprenions que les policiers, ce sont nos enfants, les gendarmes, ce sont nos enfants et les étudiants, ce sont aussi nos enfants. J’en appelle à la sérénité vraiment au calme pour que le Sénégal puisse reprendre son élan et qu’ensemble nous nous donnions la main pour construire notre pays», a-t-il souligné.

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