Me Abdoulaye Tine-Loi sur le parrainage: « Le Conseil constitutionnel… »
Politique

Me Abdoulaye Tine-Loi sur le parrainage: « Le Conseil constitutionnel… »

« Surmonter l’obstacle du parrainage…« , c’est son souhait. Dans un entretien accordé au journal le Soleil, Me Abdoulaye Tine, leader de l’Union social libérale (Usl) et candidat à la Présidentielle de 2019 a décliné ses ambitions. Avocat au barreau de Paris et aujourd’hui âgé de 43 ans, il fait partie de ceux qui ont attaqué la loi sur le parrainage devant la Cour de justice de la Cedeao. Non sans se lancer à la quête de signatures à travers son parti qui, selon lui est implanté dans les 14 régions du Sénégal et dans la Diaspora.

« Nous avons fondé l’Union sociale libérale le 12 mai 2014. Nous avons attendu jusqu’à l’obtention du récépissé qui a été signé par le ministre de l’Intérieur, le 24 septembre 2016, pour fixer la date de lancement qui a eu lieu le 27 février 2017. Depuis lors, le parti a continué sa stratégie d’implantation à travers les 14 régions du Sénégal. Aujourd’hui, sur les 557 communes, le parti est dans 357 communes. Des 101 pays de la Diaspora où les Sénégalais ont des consulats, nous sommes présents dans plus de 54 pays…« , explique Me Tine à nos confrères.

Ils sont nombreux, parmi les opposants à dénoncer cette loi sur le parrainage. Me Abdoulaye Tine en fait partie. Il dit même avoir anticipé sur cette hypothèse. Il s’explique: »Ce n’est pas pour rien que nous avons décidé d’implanter le parti dans les 14 régions du Sénégal. Ce qui nous a permis de créer un mouvement des élèves et étudiants sociaux-libéraux. Nos étudiants peuvent nous amener une bonne partie des signatures. Mais nous ne sommes pas pour le parrainage. Il y a un argument officiel, mais il y a des motifs cachés. On a réussi à exiler certains et à mettre d’autres en prison. Pour ceux qui restent, le pouvoir a décidé de mettre un obstacle administratif quasi insurmontable… »

Raison pour laquelle il dit avoir attaqué cette loi devant la Cour de justice de la Cedeao. « Je n’ai pas de doute que la Cour va trancher au nom de la légalité. Dès la semaine prochaine, nous allons ressaisir la Cour pour que l’affaire soit jugée en procédure d’urgence, parce que le gouvernement a changé la donne en retirant son projet de loi initial en mettant un autre pour donner un coup d’accélérateur à la procédure. Nous irons jusqu’au bout…« , renchérit-il

« Le Conseil constitutionnel ne peut pas faire le contrôle dans un délai d’un mois. Certains invoquent les nouvelles technologies pour expliquer la possibilité de contrôler. Je défie quiconque. Je connais le nombre de juges que compte le Conseil constitutionnel. Je sais qu’il n’a pas la capacité de faire le contrôle. C’est pourquoi nous combattrons le parrainage par toutes les ressources de l’Etat de droit. Même promulguée, la loi sera attaquée pour exception d’inconstitutionnalité. Et le Conseil constitutionnel ne pourra pas dire qu’il n’est pas compétent. On va lui demander d’apprécier au vu de la hiérarchie des normes la validité de cette loi par rapport aux pratiques constitutionnelles…« , a conclut le leader de l’Usl.

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