« ma Vie De Confiné » : Les Connexions Du Geek « mistaaw » Aux États-unis

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« Ma vie de confiné » : Les connexions du Geek « MistaAw » aux États-Unis
Le Soleil donne la parole à la diaspora sénégalaise dans le monde pour qu’elle conte son confinement dû à la propagation du Covid-19. Après l’épisode 2 consacré à Moustapha Barry en Australie, nous quittons le Pacifique pour les rives du Potomac, à Washington DC, à la rencontre d’Abdoulaye Aw plus connu sur les réseaux sociaux par le sobriquet de « MisterAw ».
Technicien informatique et en même temps consultant en voyage dans l’une des plus grandes agences de voyage en ligne au monde, MisterAw vit dans la capitale des États-Unis depuis une dizaine d’années avec sa famille.
Névrosé. C’est ainsi que je vis personnellement le confinement. Au total, plus de 26.000 personnes ont été infectés dans les 3 états interconnectés où j’habite (Washington DC – Maryland – Virginia), causant un peu plus de 1 000 décès. Du coup, tout est fermé autour de moi. Mon gym, les écoles, le bureau, les lieux de divertissement etc. Notons quand même que le confinement n’est pas général ici, disons qu’il est à 75%. C’est-à-dire que la majorité des établissements ont fermé boutique mais il est fréquent de voir les gens vaquer tranquillement à leurs occupations durant la journée et une bonne partie de la nuit. Le masque est néanmoins devenu une obligation dans tous les établissements publics, comme les commerces.
« Masque, ce vilain tissu »
Étant quelqu’un de très actif, je vis donc très mal le confinement. Personnellement, je ne cacherais pas que cette pandémie et ses effets pervers me dépriment. Je déteste le port du masque car même s’il protège contre le Covid-19, il nous fait quand même perdre notre humanité, ou le peu qu’il nous en restait. Quand tu sors, tu as l’impression de vivre dans un film d’horreur ou dans Mad Max. Est-ce la nouvelle norme ? Que deviennent nos sourires, nos émotions, notre joie de vivre qui souvent se reflètent à travers nos expressions faciales, aujourd’hui cachées par ce vilain tissu. Le seul point positif que je tire du confinement, c’est le bon temps que je passe en famille. On se redécouvre, on se chamaille, on se parle, on joue et des fois on s’ennuie. Mais on reste quand même zen en attendant des jours meilleurs.
Un possible atout professionnel
Professionnellement ? Jusque-là, je n’ai pas été très affecté puisse que toutes mes activités privées et professionnelles relèvent du domaine digital. Pour le bureau, je fais du télétravail ça fait maintenant presque une année mais hélas l’industrie du tourisme et des voyages dans laquelle j’évolue a été profondément touchée par la pandémie. Le business est pratiquement à genou et nous redoutons tous de perdre nos emplois si la situation perdure.
D’un autre côté néanmoins, j’avouerais que la crise du coronavirus peut être une bonne chose pour nous qui évoluons dans les TICs car l’après Covid-19 sera forcément digital. Il y a donc un fort espoir d’un accroissement du marché et des opportunités pour nous, malgré les risques d’une chute de croissance de la plupart des économies de ce monde comme prédit par les spécialistes. Présentement donc, nous nous préparons ardemment pour le monde post Covid-19.
Vingt morts à New York
Les avancées croissantes de l’épidémie aux États-Unis sont inquiétantes. En l’espace de quelques semaines, l’Amérique est devenue l’épicentre de la maladie avec plus de 855 000 infectés et à peu près 48 000 décès. C’est beaucoup d’autant plus que le million sera bientôt atteint. Encore plus inquiétante est la situation dramatique que vivent mes compatriotes de l’État de New York. A ce jour (jeudi 23 avril, Ndlr), presque une vingtaine de Sénégalais tous habitant la ville de New York est décédée du Covid-19. Leur ville est dans un état de siège permanent. La plupart ont perdu leur emploi et vivent aujourd’hui dans une situation plus que précaire, puisse que n’ayant plus de revenus. D’où l’importance pour le gouvernement sénégalais de s’enquérir de ses fils et filles de la diaspora qui sont dans un désarroi total et qui ont aujourd’hui besoin de son soutien. Même s’il n’est pas financier, qu’il soit au moins moral. Ainsi, ceux-ci ne se sentiront pas abandonnés. Bon ramadan à tous et vivement qu’on se débarrasse de ce satané virus.