Entretien-Malick Daff : « Je ne crois pas à l’échec »
Football

Entretien-Malick Daff : « Je ne crois pas à l’échec »

Revenu fraîchement du Togo où son équipe, le Jaraaf de Dakar a décroché son ticket pour les 16es de finale de la Ligue africaine des Champions, face au FC Koroki (1-1, TAB 2-4) Malick Daff vise désormais la phase de poules de cette compétition. Une étape qu’aucun club sénégalais n’arrive plus à franchir. Dans cet entretien accordé à IGFM, l’entraîneur ne veut plus entendre parler d’échec.

Coach, pouvez-vous revenir sur la qualification du Jaraaf au prochain tour de la Ligue africaine des Champions ?

Dieu a fait qu’on est passé au prochain tour même si ce n’était pas facile parce que c’était à l’extérieur. Maintenant, en tant qu’entraîneur, on va faire des réglages parce que tout n’était pas au top. Il y a des choses qui n’ont pas marché. Les conditions climatiques n’étaient pas favorables. Mais  les joueurs ont sur tenir pour décrocher la qualification aux tirs au but. Je rappelle qu’on avait un penalty mais l’arbitre n’a pas sifflé. Il faut dire qu’aucune qualification n’est facile.

Le Jaraaf s’est donc qualifié dans la douleur ?

Oui ! Nous nous sommes qualifiés dans la douleur parce que le Togo est un pays de football. Une équipe togolaise était allée jusqu’à la phase de poules contrairement à nous. Cela prouve qu’ils travaillent contrairement à nous qui n’arrivons pas à passer les 16es de finale.

Vous allez défier le Wydad de Casablanca au prochain tour. Que savez-vous de l’adversaire ?

Pour être sincère, on n’a aucune idée de l’adversaire. Ce que nous savons, c’est que le WAC est une grande équipe. Du temps du Sénégalais, Moussa Ndao, ils ont remporté beaucoup de trophées. Mais, il y a une grande différence. Actuellement, le WAC a changé. Nous savons qu’ils ont un entraîneur et de bons joueurs, c’est tout. Mais, c’est le football et tout est possible. Nous respectons cette équipe de par son palmarès. Mais ce que nous voulons c’est juste la qualification.

 

En tombant sur le WAC, votre équipe n’est pas servie. Deux semaines criciales vous attendent donc sans oublier le Ligue 1. Est-ce un calendrier difficile ?

Nous savons que notre calendier de ce mois de décembre est difficile. Toute équipe qui joue la Coupe d’Afrique s’attend à un calendrier difficile. Donc, nous sommes prêts à faire avec parce qu’on ne peut pas arrêter le football. Il nous faut jouer, donc on doit s’adapter. Heureusement qu’on a un bon effectif capable de gérer tout ça. Le Jaraaf est l’équipe à battre. Nous sommes champions en titre et la meilleure équipe du Sénégal. Il faut donc s’attendre à une saison difficile. Je pense que cette saison sera la plus difficile pour nous.

La Ligue des Champions est-elle une occasion pour le Jaraaf de lancer la saison ?

Je pense que rien n’est encore joué. Je me rappelle, lors de la dernière saison, nous n’avions pas eu un bon début mais au final, nous avons remporté le championnat. Donc, je ne m’inquiète pas. Ce qu’on doit faire, c’est prouver à tout le monde qu’on est capable de gérer cette situation. Nous devons le montrer aux gens. La qualification au Togo prouve qu’on a commencé à retrouver nos automatismes. Je préfère mal débuter la saison pour après remporter le championnat.

Quels sont vos objectifs dans cette compétition ?

J’ai toujours cru en moi, même si rien n’est facile dans la vie. Tant qu’on a l’effectif qu’il faut, tout est possible. A l’aller, nous allons nous déplacer donc, il faudra faire un bon match au Maroc pour finir le travail à domicile. Nous voulons disputer la phase de groupes.

Ce serait un échec si votre équipe ne passe pas ?

Je ne crois pas à l’échec (rire…)

(Lu 100 Fois)