Après Son T-shirt “white Lives Matter” : Kanye West Enfonce Le Clou En Affirmant “black Lives Matter” Est Une Arnaque

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Polémique de Kanye West sur le Black Lives Matter
Kanye West a une nouvelle fois suscité la controverse, cette fois en arborant un tee-shirt floqué avec la très connotée formule «White Lives Matter» lors de son défilé Yeezy, ce lundi soir à Paris. Il se justifie ce mardi sur Instagram en déclarant : «Black Lives Matter était une arnaque».

Une heure de retard et une controverse. Ye, alias Kanye West, a longuement fait patienter ses convives ce lundi soir alors qu’ils attendaient de découvrir la nouvelle collection de sa marque Yeezy. Mais plus que l’originalité des nouvelles créations du rappeur, c’est finalement le tee-shirt qu’il portait avec un message très clair – «White Lives Matter» (soit «Les vies des blancs comptent») – inscrit au dos, ainsi que le visage du pape sur le devant avec la phrase «Seguiremos Tu Ejemplo» («Nous suivrons votre exemple»), qui a beaucoup fait réagir

Sur l’une des photos prises en coulisses, Kanye West pose en outre au côté de Candace Owens, une éditorialiste politique proche de Donald Trump, star de l’Art-right, anti-avortement et membre de la NRA, qui avait qualifié l’ex du rappeur, la star de la télé-réalité Kim Kardashian, de «prostituée».


«Envoyer un t-shirt ‘WHITE LIVES MATTER’ sur un podium à Paris est une folie littérale et aucun évangile ne permettra à cet homme de franchir la porte du paradis, je suis vraiment désolé», a notamment tweeté un internaute choqué. «La décision de Kanye West de porter un tee-shirt ‘White Lives Matter’ est dégoûtante, dangereuse et irresponsable. Certains d’entre vous le protègent. Vous devriez vous demander pourquoi», s’insurge un autre, «tant de gens essaient de trouver des excuses à Kanye West de porter un t-shirt white lives matter juste pour des raisons marketing. Peut-être l’est-ce. Mais c’est dangereusement stupide pour quelqu’un avec autant d’influence. Je n’en peux plus. Mais vous continuez à étiqueter sa folie en génie», se fâche une autre.

Et pour cause, «White Lives Matter» est devenu ces dernières années l’une des formules favorites de l’extrême droite américaine, inventée en réponse au slogan «Black Lives Matter» («Les vies des Noirs comptent»), scandé lors des manifestations contre le racisme systémique et les violences policières, et depuis devenu un mouvement politique.

«‘White Lives Matter’ est une expression des suprémacistes blancs qui est née au début de 2015 en tant que réponse raciste au mouvement Black Lives Matter, qui a surgi pour protester contre la brutalité policière contre les Afro-Américains et a suscité une publicité considérable en 2014 pour les manifestations à Ferguson, Missouri, après la mort par balle de Michael Brown aux mains d’un policier de Ferguson», est-il expliqué sur le site de l’Anti-Defamation League.

«Depuis 2015, les suprémacistes blancs de plusieurs États, en particulier les membres du groupe suprémaciste blanc Aryan Renaissance Society basé au Texas, ont promu le slogan ‘White Lives Matter’ avec des dépliants et des manifestations (…) En 2016, d’autres groupes suprémacistes blancs, y compris des groupes du Ku Klux Klan, utilisaient également le slogan, et il est rapidement devenu un incontournable parmi les mantras suprémacistes blancs, se poursuivant même après que les militants d’origine aient cessé leurs activités».

UN PRO DES POLÉMIQUES
Pour mémoire, le rappeur afro-américain n’en est pas à sa première provocation du genre. Kanye West s’était déjà attiré les foudres de l’opinion, notamment après ses propos sur l’esclavage en 2018 : «On entend parler de l’esclavage qui a duré 400 ans. Pendant 400 ans ? Ça ressemble à un choix (…) Nous sommes dans une prison mentale. J’aime le mot ‘prison’ parce qu’’esclaves’ est trop lié aux Noirs.» En 2013, il avait porté une veste avec le drapeau confédéré. Il avait également porté une casquette MAGA («Make America Great Again», slogan de Donald Trump) pendant un certain temps en 2018, et notamment lors de sa visite à la Maison Blanche, lorsqu’il était venu rendre visite à l’ancien président américain.