Akilee-senelec : «le Contrat A été Signé De Manière Régulière Sur La Base Du Droit Privé…» (dg Akilee)

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Akilee-Senelec : «Le contrat a été signé de manière régulière sur la base du droit privé…» (Dg Akilee)
Reproché d’avoir été consultant de Senelec dans l’élaboration de son Plan stratégique 2016-2020 appelé «Yessal», une étude à l’issue de laquelle le Directeur général de Akilee, a recommandé l’installation d’un système intelligent pour les compteurs et après il revient gagner le marché de ces compteurs intelligents. Ce que certains n’ont pas hésité à appeler un délit d’initié. Mais, pour Amadou Ly, sa société a tout simplement eu la capacité d’identifier des opportunités et les saisir par rapport à ce contrat qui la lie à Senelec.
«Je dois dire tout de suite qu’il n’y a absolument, aucune, même si je pense que le terme ne sied pas, à la situation on pourrait peut-être s’interroger sur un potentiel conflit d’intérêt ou est-ce que tout simplement c’est avoir la capacité d’identifier des opportunités et les saisir. Il n’y a absolument aucune information par rapport aux projets sur lesquels nous travaillons, qui étaient confidentielles ou qui n’étaient pas dans le domaine public. Elles ne sont ni confidentielles ni privilégiées, c’est-à dire vous-même, en tout cas beaucoup de gens qui étaient dans le secteur de l’énergie voire même des sociétés étrangères ont eu accès à ces informations», a-t-il soutenu.
A l’en croire, «il n’y a ni conflit d’intérêt, ni délit d’initié. Il y a plutôt eu capacité à identifier des opportunités et à les saisir».
Objectif : «réduire les pertes, améliorer l’efficacité opérationnelle de Senelec et transformer radicalement l’expérience des consommateurs»
Le Dg de Akilee explique que le projet dont il est question, est un projet pour le déploiement d’un système de comptage intelligent ou un système de comptage avancé qui a pour but de permettre à Senelec et au Sénégal d’adresser «une des plus grandes problématique qu’ils ont dans le pays et en particulier dans le secteur de l’énergie, à savoir : la problématique de la réduction des pertes». Mais au-delà de la réduction des pertes qui, selon Amadou Ly, se chiffrent à plusieurs dizaines de milliards par an, c’est également la question de l’efficacité opérationnelle.
Il s’agit donc, dit-il, de «réduire les pertes, améliorer l’efficacité opérationnelle de Senelec mais également transformer radicalement l’expérience des consommateurs en leur donnant des outils qui leur permettent de vraiment vivre avec leur temps et de maitriser leur factures d’électricité».
«Le contrat a été signé de manière régulière»
Interpellé sur la question de savoir pourquoi le contrat a été signé sans appel d’offres, le patron de Akilee, après avoir affirmé que la Senelec n’a pas eu à faire un appel d’offres pour ce marché en question, a rappelé que l’appel d’offres n’est pas «le seul moyen de contracter» pour Senelec. Pour lui, le contrat a été signé de «manière régulière sur la base du droit privé de l’acte uniforme de l’OHADA et entre deux sociétés commerciales». Il précise que les négociations sur ce contrat ont duré plus d’un an et demi et le besoin a été exprimé par Senelec. «Il est important de préciser que c’est Senelec elle-même qui a exprimé, à travers sa direction de la distribution, sa direction commerciale, le besoin d’être accompagnée par Akilee», a-t-il renseigné. 
Mieux, Amadou Ly soutient que ce présent contrat qui le lie à Senelec a été signé entre deux sociétés commerciales. Il s’agit, dit-il d’«un contrat de droit privé signé entre Senelec Société anonyme (SA) régi par l’acte uniforme de l’OHADA et les statuts même de Senelec ont été modifiés en 2016 pour justement intégrer cette applicabilité des textes de l’OHADA. Et de l’autre côté, Akilee également une Société anonyme (SA), elle-même également régie par ce même texte. Il se trouve que dans ce texte de l’OHADA, il est permis lorsque, dans une société un actionnaire en l’occurrence Senelec qui est actionnaire de Akilee détient au moins 10% des parts, ce qui est le cas de Senelec qui détient 34% des parts de Akilee, que ces deux parties puissent signer une convention règlementaire».
Toutefois, le Dg de Akilee de préciser que la convention est la perspective de Akilee certes mais c’est «une convention réglementée qui permet aux deux parties de pouvoir contracter. Et c’est cela qui a été le fondement juridique de la signature du contrat».
«Il y aurait un délit d’initié s’il y avait eu un appel d’offres»
Amadou Ly estime qu’on pouvait parler de délit d’initié en cas d’appel d’offres à l’issue duquel sa société aurait été sélectionnée. «S’il y avait eu un appel d’offres dans lequel Akilee participerait ou aurait participé avec d’autres postulants, vous voyez bien que là on peut parler de délit d’initié. En tout cas à défaut de parler de délit d’initié, de conflit d’intérêt», a-t-il conclu.
Pour rappel, c’est en février 2019, en pleine période électorale, que le contrat Senelec-Akilee a été signé sans appel d’offres. Il s’agit, d’un contrat de 187 milliards de francs Cfa sur une période de 10 ans. Et Akilee, créée en 2017, est une entreprise dans laquelle Senelec est actionnaire avec une part de 34%.